Lire sous l’écorce. L’art des signatures, une médecine magique à la Renaissance

Durant les XVIe et XVIIe siècles, médecins, botanistes, astrologues, ont exercé un savoir aujourd’hui oublié, censé guérir toutes les maladies humaines : l’art des signatures. Leur doctrine affirme que les parties du corps se soignent à l’aide des végétaux qui leur ressemblent — les noix, qui rappellent le cerveau, guérissent les maux de tête ; les herbes aux tiges creuses, qui évoquent la trachée, soulagent les voies respiratoires. Loin de se limiter à des fins curatives, cette médecine constitue également un véritable système pour expliquer le monde. En déposant ces marques sur les plantes, en les gravant aussi sur le front des humains, jusqu’au creux de leurs paumes, dans les contours des pierres, les pelages des bêtes, Dieu rend lisible un grand réseau d’accords et de correspondances, livrant les secrets cachés dans l’épaisseur des choses.
Lien éditeur : MagiCité.
Guide anachronique de l’infini

Un jour, j’ai tenté de plonger aux confins du visible, parmi les molécules, les vents dimensionnels, les nœuds de vibrations. Chaque détail me révélait un monde.
L’infini est dans toute chose. Attirant, effrayant. Regardez au microscope un pétale de fleur ou un simple cheveu : ils deviennent d’incroyables paysages. Tout est affaire de point de vue : depuis l’espace, la Terre est un minuscule point bleu, et songez à notre corps vu de l’œil d’une fourmi… Chaque siècle, chaque découverte apporte une perception nouvelle d’un monde qui toujours se dérobe. Sans cesse nous apprenons, et sans cesse nous oublions.
Guillaume Bunel nous entraîne ainsi avec passion de découverte en découverte et de vertige en vertige.
Lien éditeur : Arléa
Notes sur l’art de se vaincre

Il y a deux millénaires, la Bhagavadgītā exigeait que le sage puisse renoncer aux actes, se faire indifférent à tout, se fondre dans le vide. Quelques siècles plus tôt, le sceptique Pyrrhon montrait comment se dépouiller de soi. En 1548, Ignace de Loyola faisait paraître une méthode inflexible pour se vaincre soi-même.
Voici un livre comme un secret, un regard circulaire sur l’art d’être avec, ou contre soi.
De soudains appétits, d’inextinguibles soifs fondaient continuellement sur lui. Il les voyait jaillir sans prévenir, étinceler comme d’étranges météores, puis se noyer dans les ténèbres. Il voyait les désirs rôder autour de lui.
Lien éditeur : Dynastes
La plongée d’Alexandre
Nouvelle lauréate du Prix du Muséum littéraire (2019), organisé par le Musée National d’Histoire Naturelle (MNHN).
Pour lire la nouvelle en ligne : Palmarès du prix 2019